Gérard Collard
Libraire – La Griffe Noire – Saint Maur
« Légionnaires – Portraits » de Jean-B. Degez et Henri Weill – Ed. Nimrod/Movie Planet
Fruit d’un travail de plus de 5 années, le
beau livre Légionnaires, portraits, permet de pénétrer l’univers des légionnaires depuis la première journée de leur engagement jusqu’à la fin de leur vie dans la célèbre institution de retraite
de la Légion à Puyloubier. Le photographe Jean-Baptiste Degez, qui a suivi ces hommes en France, mais aussi à Djibouti ou en Guyane, a réussi à les convaincre de dévoiler leurs visages et leurs
traditions devant son objectif. Sa galerie de portraits intimistes ou de scènes de vie est mise en valeur par des textes du journaliste Henri Weill qui sont autant d’anecdotes et de tranches de
vie où l’extraordinaire côtoie l’incroyable. Avec eux, nous partons à la rencontre d’hommes venus d’Europe, d’Asie d’Afrique ou d’Amérique qui partagent avec nous leurs souvenirs émouvants,
drôles ou tragiques.
« La Légion étrangère - Histoire et dictionnaire » d’André-Paul Comor et d’Etienne de Montety – Ed. Robert Laffont
Singulière à plus d’un titre, la Légion étrangère
occupe une place à part dans l’armée française depuis sa création en 1831. Longtemps objet de la curiosité inquiète du public ou de l’hostilité de certains pays pourvoyeurs d’engagés volontaires,
elle a réussi à surmonter toutes les crises menaçant son existence. Le halo de mystères qui l’entourait à l’origine a laissé le champ libre à un imaginaire que la presse, la littérature et le
cinéma ont largement contribué à diffuser jusqu’à nos jours.
« Le Purgatoire des innocents » de Karine Giebel – Ed. Fleuve Noir
"Je m’appelle Raphaël, j’ai passé
quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. C’aurait dû être le coup du siècle, ce
fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces. Je m’appelle Sandra. Je suis morte,
il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là… Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et
qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…"
« W3 le sourire des pendus » de Nathalie Hug et Jérôme Camut – Ed. Telemaque
Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d'autoroute... Désemparés
par la lenteur de l'enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d'une association de victimes.
Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à l'affaire. Qui a enlevé Lara? Pourquoi? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les
portraits s'affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats? Réseaux criminels ou tueurs isolés?
« Avant d'aller dormir » de S.J. Watson – Ed. Pocket
A la
suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd'hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme
célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui
a conseillé de tenir un journal intime afin qu'elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de
curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir
remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.
« Quand rentrent les marins » d’Angela Huth – Ed. Quai Voltaire
Myrtle est aussi réservée, sage et
modeste qu'Annie est pétulante, séductrice et vaniteuse. Élevées dans un petit port perdu au fin fond de l'Écosse, elles ont appris ensemble à devenir des femmes. Des femmes de marins pêcheurs,
dont le lot quotidien est lié à chaque caprice de l'océan, au retour de leur homme, aux rumeurs qui enflamment tout le village dès qu'un étranger en frôle le pavé... Patiemment, Myrtle s'emploie
à calmer les tocades passagères de son amie et à pallier sa négligence à l'égard de Janice, l'unique fille d'Annie. Jusqu'au jour où survient le pire, et où le drame emporte avec lui tous les
remparts contre les déchaînements des passions. Contre ces non-dits qui éclatent avec d'autant plus de force qu'ils ont été si savamment et si longtemps protégés.
« Des livres et une Rolls » de Frances Scott FitzGerald – Ed. Grasset
Des livres et une Rolls est l'ultime
recueil d'inédits de Scott Fitzgerald en France. Ce choix d'interviews données par Fitzgerald à ses flamboyants débuts - sa carrière avançant et les échecs commerciaux croissant, on l'interviewe
de moins en moins - montre un jeune homme dont la beauté et l'affabilité charment les journalistes. Sérieux et moqueur à la fois, espiègle et brillant, il répond (quelquefois en compagnie de
Zelda) avec esprit aux questions littéraires, intimes et parfois politiques des journalistes qui se pressent à la porte de celui qui passe alors pour un jeune prodige. L'inventeur
des flappers et le découvreur de l'"âge du jazz" brille ici de toute son intelligence et de toute sa gaieté
« Fitzgerald - Le désenchanté » de Liliane Kerjan – Ed. Albin Michel
D'un côté un jeune écrivain marié à une
femme excentrique, beau, talentueux, icône de l'Ère du Jazz, et qui, dès son premier roman, L'Envers du paradis, connaît un succès foudroyant. De l'autre, la chute vertigineuse d'un couple qui
sombre dans l'alcool, la pauvreté et la folie. Celui que Philippe Sollers appelle le « vaincu exemplaire » et Eric Neuhoff le « romantique absolu » est avant tout un écrivain qui, toute sa
vie, tente de régler le conflit entre son besoin irrésistible d'écrire et « un concours de circonstances acharnées à l'en empêcher ». Fitzgerald ne ment jamais ni quand il se saoule, ni quand il
se bat, ni quand il fait face aux humiliations, ni quand il revendique son goût du travail bien fait, ni quand il erre de casinos en hôtels. On le découvre ici dans son intimité, en père attentif
qui s'occupe de sa fille Scottie, ne délaisse jamais Zelda, et qui se ruine la santé pour gagner l'argent nécessaire à l'entretien de son petit monde. Quand il meurt en 1940, il n'a que 44 ans,
plus un sou en poche, et ses livres ont déserté les rayons des librairies. Il venait de se remettre au travail et avait entrepris l'écriture du Dernier Nabab.
« Dans L'ombre des Tudors » d’Hilary Mantel – Sonatine
Angleterre, 1520. Règne des Tudors. Le roi Henri VIII n'a pas de fils pour lui succéder. Situation préoccupante qui pourrait
entrainer le pays sur le chemin de la guerre civile. Aussi décide-t-il de divorcer de Catherine d'Aragon, avec qui il est marié depuis plus de 20 ans pour épouser Anne Boleyn, dont il est tombé
amoureux. Son conseiller, le cardinal Wolsey échouant à obtenir l'accord du pape, un jeune homme plein de fougue et de ressources va peu à peu entrer dans les bonnes grâces du roi et l'aider à
vaincre l'opposition. Son nom : Thomas Cromwell. Ambitieux, idéaliste et opportuniste à la fois, fin politicien et manipulateur né, celui-ci est au début d'une carrière qui va modifier
profondément et durablement le visage du royaume.
Jean-Charles Baudet-Plazolles
Libraire - Les Milles et une Pages - Paris
« Code 93 » d’Olivier Norek – Ed. Michel Lafon
Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la
violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges, un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto-combustion, l'incite à penser que son enquête,
cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3. Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…
Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l'expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et
manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés
« Le temps, le Temps » de Martin Suter – Ed. Christian Bourgois
Peter Taler peine à continuer à vivre : depuis que son épouse Laura a été tuée au bas de leur immeuble, le chagrin et le désir de
vengeance l'assaillent. Il est toutefois décidé à mener sa propre enquête. Les indices sont faibles. Seule demeure une infime impression du jour tragique : quelque chose, dans son panorama
quotidien, n'est plus pareil. Son voisin Knupp ne cesse de l'observer par la fenêtre et semble s'adonner à de mystérieuses activités. Les deux hommes font peu à peu connaissance, jusqu'au jour où
Knupp parvient à enrôler Taler dans son projet fou : celui de mettre le temps en échec et, avec lui, la disparition de sa femme.
« Fantôme » de Jo Nesbo – Ed. Gallimard
Trois ans après avoir démissionné de la police norvégienne et s'être exilé à Hong Kong, Harry Hole revient à Oslo. Mais, cette fois-ci,
l'affaire s'annonce plus difficile que prévue, intime et douloureuse : Oleg, le fils de Rakel, le grand amour de Harry, a été arrêté pour le meurtre d'un dealer avec lequel il s'était
acoquiné. Tout semble accabler le jeune homme. Ne manque plus que le mobile. Très vite, Harry découvre que la victime et Oleg officiaient pour un mystérieux groupe de dealers, dirigé par
quelqu'un dont on ne sait pour ainsi dire rien, hormis son nom : Dubaï. L'apparition de Dubaï à Oslo a coïncidé avec celle d'une nouvelle drogue dans les bas-fonds de la ville, la
fioline, une substance créant une dépendance très forte mais qui n'est pas aussi destructrice que d'autres stupéfiants comme l'héroïne. Alors que la corruption semble gangréner les différents
échelons du pouvoir politique et de la police locale, Harry met, sans le savoir, les pieds dans une fourmilière criminelle et va très vite devenir la proie des différents malfrats qui œuvrent
dans l'ombre pour le maintien d'un statu quo.
« Immortelle randonnée ; Compostelle malgré moi » de J-C. Rufin – Ed. Guérin
Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le "Chemin du Nord" jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup
moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. "Chaque fois que l'on m'a
posé la question : "Pourquoi êtes-vous allé à Santiago?", j'ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire
oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? On est parti, voilà tout.
Valérie Expert
Dans la Collection Audiolib…
« Gatsby le magnifique » de Francis Scott
Fitzgerald
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes. C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Mille légendes courent sur son compte, qui n'empêchent pas les gens chics - et moins chics - de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte des folles dépenses pour éblouir Daisy, mariée à Tom Buchanan, un héritier millionnaire. Le jour où l'espoir de conquérir sa bien-aimée s'évanouit, la fête prend fin brutalement...
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« Purgatoire des innocents » – Ed. Fleuve Noir
« Meurtre pour rédemption » - Ed.
Pocket
Frank Sinatra (1915-1998) n'a jamais tué personne et s'est toujours défendu de tout rapport avec la mafia ; pourtant les gangsters
peuplèrent sa vie, tant professionnelle que privée. Il fut l'ami du parrain des parrains, Lucky Luciano, et l'ambassadeur des patrons de la pègre auprès du clan Kennedy. Bien loin de l'image
policée que le crooner donnait à ses fans, il partageait beaucoup plus que les origines italiennes des mafieux ; il avait fait siens leurs codes, leurs moeurs, leur soif de pouvoir. Succès, fric,
femmes et influence : seul un pacte avec le diable pouvait exaucer les désirs de "Big Frank". Avec des amis aussi susceptibles, le véritable talent de cet artiste en eaux troubles fut de rester
en vie. C'est la première fois qu'un livre sur Sinatra explore ses relations avec la mafia de manière sérieuse, mais dans un style qui confère à une sombre réalité les accents d'un roman
noir
Une mère, la quarantaine, divorcée, légèrement dépassée. Et ses trois gosses : deux ados et une petite fille. Situations désopilantes,
moments de crise et fous rires. Le portrait sans fard d'une famille du XXIe siècle.
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs
stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore
son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela
n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois
intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette
question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?
Paris 1761, dans le rougeoiement crépusculaire de la
monarchie, une couleur nouvelle apparaît, un «jaune vie» éclatant, qui va révolutionner d'un sourire l'art pictural. Fragonard invente le bonheur... Précurseur des impressionnistes, premier
conservateur du futur musée du Louvre, il pose un regard nouveau sur l'amour, ivre de couleur et de lumière. Sophie Chauveau brosse avec un formidable luxe de détails, la fresque foisonnante et
méconnue des soixante-quatorze années d'existence du grand peintre.
Ma Bretagne est d’Armor, le pays dans la mer. Elle est
d’Armor, elle est d’Argoat – mer et forêts –, arrimée par l’ouest à ses destinées atlantiques, et par l’est à la pointe aiguë du socle européen. On y allait en train quand j’étais enfant. Le
Paris-Brest à vapeur des années 50, la moleskine olivâtre du compartiment pour huit, les œufs durs écalés sur les genoux, neuf heures de rail sans voir la mer ou si peu vers Saint-Brieuc. Ma
Bretagne est d’abord le pays des miens. Ma mère, Yvonne, la première à me bercer de chansons marines et d’histoires. Mon père, Henri Queffélec, l’homme et l’écrivain que j’ai le plus admiré, le
bel indifférent aux yeux d’horizon. Entre nous, l’Armor est mon pays usuel, mon pays définitif, j’y naîtrai toujours.
Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son
père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment
empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de
Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans
l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double
assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le
meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité
de l’assassin.
Dans une maison de la banlieue de Stockholm, une famille est sauvagement assassinée. Seul un garçon échappe au massacre, mais il
navigue entre la vie et la mort, inconscient. L'inspecteur Joona Linna décide alors de recourir à un hypnotiseur pour pénétrer le subconscient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers
ses yeux… Un roman policier d'une intelligence redoutable doublé d'un thriller terrifiant.
Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il
est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile... L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils
d'Axel North, figure politique historique. L'inculpé a beau se savoir innocent, chacun se souvient d'un geste, d'une parole qui, interprétés à la lumière de la terrible accusation, deviennent
autant de preuves à charge. Même une banale photo de sa nièce, unique enfant de son entourage, ouvre un gouffre d'horribles suppositions. Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en
marche.
Remonter à pied la Marne depuis sa confluence avec la Seine jusqu’à la source est une odyssée à travers les odeurs, des paysages
encore intacts traversés par une étrange lumière, la rambleur. Villages aux devantures vides, églises fermées, communes démeublées mais nullement moribondes, cette France inconnue se découvre pas
à pas. Seule la marche permet un rapport profond au temps, au silence, aux rencontres. Une géographie imprévue se dessine, l’aventureuse histoire de notre pays, riche en coups de théâtre, s’y
révèle à la lumière du présent. Vulnérable, la Marne est depuis toujours la rivière du sursaut. La grâce surabonde dans cette Champagne marquée par le jansénisme. L’auteur y a découvert la France
des conjurateurs, ces indociles qui résistent à la maussaderie des temps présents et conjurent les esprits maléfiques d’aujourd’hui. Remonter la Marne, ce n’est pas revenir en arrière et pleurer
le passé, mais au contraire se perdre, chuter pour mieux renaître.
Peut-on encore vivre l'aventure au
XXI siècle alors que le monde entier a été exploré et que l'avancée des technologies interdit de se perdre ? L'aventure peut-elle avoir un sens quand le principe de précaution et la
recherche de la sécurité dominent ?
Au sommaire de cette édition figurent toutes les nouvelles connues à ce jour, dans l'ordre de leur rédaction ou de leur première
publication. Ce corpus est complété par l'unique roman de Zweig publié de son vivant, Impatience du cour - célèbre en France sous le titre La Pitié dangereuse - et par ses deux romans inachevés,
Ivresse de la métamorphose et Clarissa, qui révèlent un Zweig s'essayant à une écriture nouvelle, plus soucieux des facteurs sociaux et des conséquences morales de la Grande Guerre.
Myrtle est aussi réservée, sage et modeste qu'Annie est pétulante, séductrice et vaniteuse. Élevées dans un petit port perdu au fin
fond de l'Écosse, elles ont appris ensemble à devenir des femmes. Des femmes de marins pêcheurs, dont le lot quotidien est lié à chaque caprice de l'océan, au retour de leur homme, aux rumeurs
qui enflamment tout le village dès qu'un étranger en frôle le pavé... Patiemment, Myrtle s'emploie à calmer les tocades passagères de son amie et à pallier sa négligence à l'égard de Janice,
l'unique fille d'Annie. Jusqu'au jour où survient le pire, et où le drame emporte avec lui tous les remparts contre les déchaînements des passions. Contre ces non-dits qui éclatent avec d'autant
plus de force qu'ils ont été si savamment et si longtemps protégés..
Voilà un livre qui
décoiffe ! Nous aimons sentir l'odeur du shampooing, nous écoutons le bruit des ciseaux ou de la tondeuse, nous nous laissons bercer ou amuser par les conversations, nous feuilletons des
magazines, et nous sommes parfois surpris de voir notre visage en sortant d'un salon de coiffure. Mais, plus fondamentalement, pourquoi allons-nous chez le coiffeur ? Telle est la question simple
que pose Michel Messu, qui travaille depuis de nombreuses années sur le corps. Et la réponse ne réside pas seulement dans le plaisir, la beauté ou la dimension pratique d'une coupe de cheveux.
Derrière l'apparente simplicité de ces gestes quotidiens se cachent d'anciens rituels et une puissance symbolique qui expliquent en grande partie nos choix et la façon dont les grandes
entreprises de cosmétiques construisent leur publicité pour mieux nous séduire.
Au Ve siècle avant Jésus-Christ, Gorgias avait inauguré un genre littéraire promis à un certain avenir : être habile à défendre les
causes à priori les moins défendables. Synésios (né vers 370 après J-C, à Cyrène, en Libye) répond par cet Eloge de la calvitie à l'Eloge de la chevelure de Dion, joute rhétorique où l'humour et
le mordant des répliques prennent le pas sur la profondeur du sujet. Exemples savoureux, citations enlevées et ironie piquante animent cette querelle capitale pour ce livre pas très sérieux,
écrit par un Grec très sérieux, qu'on allait bientôt faire évêque.
14 juillet 1789. Au cours d'une balade au bois de Vincennes, Gaston de Salanches entreprend l'éducation sentimentale de Caroline de Bièvre. Des rumeurs menaçantes, venues
de Paris, parviennent jusqu'aux oreilles des promeneurs. Bientôt, la vie de femme de Caroline se trouve inexorablement mêlée à l'amour et à la politique. Le destin la guidera à Quimper, en
passant par Londres, Quiberon et Cayenne. Dans son périple, notre héroïne sera tour à tour poursuivie par la convoitise des séducteurs et par la persécution des sectaires... Pour conserver
intacts son honneur et sa vie, son ardent tempérament la poussera toujours à sacrifier un peu de vertu... pour le plus grand bonheur du lecteur
Qui a écrit Mein Kampf ? Que s'est-il passé dans le
bunker d'Hitler en avril 1945 ? Himmler versait-il dans l'occultisme ? Quels sont les dessous de l'affaire Rudolf Hess ? Que sait-on des relations féminines du Führer? Qui est responsable de
l'incendie du Reichstag ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre tente de répondre… Si certains de ces mystères ont déjà fait couler beaucoup d'encre, il reste, pour chacun
d'entre eux, des ombres, des interrogations, voire des tabous, qui méritaient qu'on mène à nouveau l'enquête… En racontant et dévoilant les principaux secrets du IIIe Reich et de ses dignitaires,
François Kersaudy, avec son sens du détail et son talent inimitable de conteur, éclaire d'une lumière nouvelle la part confidentielle du régime nazi. Par un récit parfois surprenant et toujours
captivant, il nous entraîne dans les coulisses de l'histoire d'un des régimes les plus ahurissants du XXe siècle.
Napoléon croyait-il en Dieu ? Avait-il
peur de la mort ? Pourquoi portait-il un uniforme de colonel alors qu'il était général ? Fut-il le fossoyeur de la Révolution ? Comment a-t-il géré la dette publique ? Que lui doit-on vraiment ?
Quelle est sa relique la plus chère ? Napoléon est l'un des personnages qui fascinent le plus. Malgré la profusion de vastes biographies, il demeure pour l'essentiel un mystère. Thierry Lentz,
qui lui a déjà consacré plusieurs ouvrages traduits dans le monde entier, a décidé de faire le point sur cet empereur fascinant. Il pose cent questions à la fois simples et insolites, évidentes
comme inattendues, qui explorent le Napoléon intime et s'interroge sur le bilan de son action.
A qui douterait de la réalité de l'évolution des espèces vivantes, il suffirait de tendre un miroir : il n'est pas un seul trait
de notre anatomie qui ne raconte à sa façon notre épopée évolutive. Notre schéma corporel est très semblable à celui d'un oiseau ou d'un ver, et la plupart de nos fonctions se retrouvent chez les
autres animaux. Nos mains ont cinq doigts comme les pattes des lézards, nos yeux, dont le cristallin est analogue à celui des animaux marins, rappellent nos origines aquatiques, comme notre
oreille interne dont les os sont déjà présents, affectés à d'autres tâches, chez les poissons. La kératine de nos cheveux est une adaptation à la sécheresse qui date de la sortie des eaux des
amphibiens, de même que le nez, bien plus développé que chez les grands singes, est une adaptation aux savanes poussiéreuses qu'arpentait notre ancêtre australopithèque il y a quelques millions
d'années. En décrivant le corps humain de la tête aux pieds, ce livre raconte ainsi l'histoire de l'homme depuis ses lointains ancêtres jusqu'aux cyborgs "transhumains" qui nous attendent.
« L'île des chasseurs
d'oiseaux »
« L'homme de
Lewis »
Dans son agenda, la mère de Deborah Devonshire
n’a rien écrit au printemps 1920 sur la naissance de cette sixième fille ; en revanche, elle a n’a pas oublié de noter : « La cheminée de la cuisine a été ramonée. » Pas facile en effet de se
tailler une place quand on est la plus jeune des excentriques sœurs Mitford ! L’aînée, Nancy la romancière, fut amoureuse d’un gaulliste de la première heure, la deuxième des animaux et la
troisième d’Hitler ; la quatrième se convertit au fascisme et la cinquième au communisme. La petite dernière, elle, a grandi dans la douce campagne anglaise, mais c’est sous les bombes qu’elle
épousa à Londres un autre cadet de famille, lequel devint contre toute attente onzième duc de Devonshire. À la fin des années 1950, le couple s’établit à Chatsworth, ce « Versailles anglais »
auquel Debo redonna vie et qui fut sans doute le plus grand amour de sa vie. Devenue veuve, elle a emménagé dans un presbytère puis fêté ses quatre-vingt-dix-ans avant de se décider à publier ses
mémoires. Parente de Winston Churchill et du président Kennedy, grande amie du peintre Lucian Freud et du prince Charles, la « duchesse douairière » distille l’humour Mitford dans une galerie de
portraits qui nous promène de son poulailler jusqu’au champ de courses d’Ascot, et c’est ce même humour qui l’a aidée à supporter les drames d’une existence qui ne fut pas toujours une dolce vita
à l’anglaise.
Après On n'arrête pas la connerie, voici le second et dernier volume de l'intégrale Jean Yanne. On y retrouvera en particulier ses
sketches, son dictionnaire des mots inventés, son roman L'Apocalypse est pour demain, ainsi que de nombreuses pensées, répliques et anecdotes inédites.
Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel
et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte. Face à lui : Scarlett Johansson. Il a vingt ans, il est garagiste. Elle en a vingt-six, et elle a
quelque chose de cassé.
Près du Bon Marché, à Paris, six vieux amis âgés de 60 à 85 ans, aux personnalités originales et attachantes, partagent leur quotidien
pour adoucir leurs vieux jours dans un grand appartement. Jean, le "précieux" patron du dernier cabaret transformiste de Montmartre ; Kathy, une comédienne sur le retour ; Monica, une ancienne
vendeuse du Bon Marché devenue agent de renseignements du quartier ; Paul, ancien détective de l'hôtel Lutetia et vieux séducteur accro au Viagra ; Blanche, une romancière en herbe en quête d'un
éditeur, et Honorine, une vieille bougonne neurasthénique. Leur vie s'écoule tranquillement jusqu'au jour où une société foncière vient mettre en péril l'avenir du cabaret en projetant de le
remplacer par le premier hôtel de luxe de la butte Montmartre. Notre petite bande va remuer ciel et terre pour tenter de le sauver
Université de Princeton,
1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle. Sa mission
consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur
scientifique. Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir,
et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au
maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.
“Avis de tempête”
“Un bûcher sous la
neige”
Laura, 42 ans, archiviste, son mari Henry, un
réalisateur qui partage son existence entre Londres et le Sussex, et leurs enfants, Jack et Carrie. L'irruption de Nick, un amour de jeunesse, va bouleverser Laura et remettre en cause toute sa
vie. La passion, la famille, les ambitions et les sacrifices, le sexe, le pouvoir, l'argent et Dieu, William Nicholson traite tous les thèmes qui tissent « l'intensité secrète de la vie
quotidienne ». Le regard est aigu mais bienveillant, le livre profond et plein d'humour.
Londres, en pleine ère victorienne, Ayala et sa sœur
Lucy, orphelines sans le sou, sont adoptées par le frère et la sœur de leur défunte mère. Ayala, belle et séduisante, part vivre chez sa tante, mariée à un riche banquier, tandis que Lucy, moins
jolie, s'installe chez son oncle, modeste employé de l'Amirauté. La beauté et le succès d'Ayala auprès des hommes suscitent rapidement la jalousie de sa tante et de ses cousines.
Avec l’avènement du Troisième Reich, l’existence insouciante de quatre jeunes Berlinois bascule. Persécutés, ils s’exilent en
Angleterre. Depuis Londres, ils tentent d’alerter le monde, désespérément aveugle, sur la terrible menace que représentent Hitler et le régime nazi. Inspiré d’une histoire vraie, Tout ce que je
suis met en lumière la destinée héroïque et tragique de ce petit groupe de militants qui organisèrent au péril de leur vie une résistance acharnée contre la cruauté indicible. Un extraordinaire
roman où amour et aveuglement se confondent dans un ballet d’ombres.
Pékin, veille des jeux Olympiques : le colonel-espion
Xin Zhu vient de pulvériser le Tourisme, département mythique de la CIA. New York, au même moment : l'agent Milo Weaver a survécu à ce carnage et profite d'une vie enfin normale. Mais son
ex-patron, obsédé par la vengeance, disparaît et Milo est rattrapé par le système. Dans une course-poursuite infernale, il lui faudra rester loyal sans se faire manipuler, repérer ses vrais
alliés, protéger ses proches et sauver sa peau. Une course téléguidée depuis les confortables bureaux des pouvoirs chinois et américain. Dans ce thriller trépidant, Olen Steinhauer dissèque les
rouages du renseignement international et sonde les eaux troubles de la paranoïa et de la trahison.
Carr, ex de la CIA, et sa bande s'apprêtent à
délester d'une centaine de millions de dollars le banquier Curtis Prager, ancien gestionnaire de hedge funds devenu blanchisseur d'argent sale à grande échelle. De quoi se retirer paisiblement
sous les palmiers des tropiques. Leur plan est impeccable, quoique fort tordu, et chacun est un as dans sa spécialité, ce n'est pas là que le bât blesse. Le vrai problème, c'est que Carr n'a
aucune confiance en ses hommes, dont la fébrilité et l'indocilité annoncent des moments difficiles. Est-ce parce qu'ils ont la nostalgie de leur ancien chef, Declan, qui a trouvé la mort dans des
circonstances mystérieuses lors de leur dernier coup ? Comment expliquer les désobéissances et mensonges qui s'accumulent ? Au fil d'une action portée par une sacrée dose d'adrénaline, Carr est
de moins en moins serein. D'autant que leur commanditaire, l'énigmatique Boyce, lui a passé des infos erronées. De quoi devenir paranoïaque, non ? A la croisée des chemins qui relient Les
Arnaqueurs, Ocean's Twelve et L'Affaire Thomas Crown, Peter Spiegelman réussit un thriller musclé où la subtilité de la combine n'a d'égale que l'intensité du suspense. Mais son indéniable
séduction procède aussi d'une écriture insolente traversée de traits d'humour noir qui fera le bonheur des fans d'Elmore Leonard et du Donald Westlake de la série "Dortmunder".
Lorsqu'elle pousse la porte de l'agence de
détectives privés Azur Enquêtes, Frédérique a en main une photographie, celle de son père Vittorio, ancien combattant d'Indochine, en compagnie d'une inconnue. A Nice, ville de son enfance, elle
espère retrouver la trace de cette femme blonde au teint pâle et au sourire timide. Mais à trente-neuf ans, ce qu'elle souhaite bien plus encore, c'est découvrir enfin qui était ce légionnaire
taiseux. Quitte à reconstruire son roman familial. Dans un labyrinthe de souvenirs - de Diên Biên Phu à Cittanova -, de voyages en rencontres, Frédérique convoque ses aïeuls et entrecroise trois
générations marquées par la douleur et l'injustice. Entre revenants et fantômes, parviendra-t-elle à démêler sa propre histoire, enchevêtrée telles les rues de Gênes, jusqu'à son issue inattendue
?
Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le
plus secret de la planète. Et pourtant, flanqué de son ami Clorinde, qui affectionne davantage Valéry Larbaud que les voyages modernes, et déguisé en vrai-faux représentant d'une agence de
tourisme, notre écrivain nous emmène cette fois sur un ton décalé au pays des Kim. Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi
errances campagnardes et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré. Un journal de voyage, attentif mais distant, amusé
parfois, jamais dupe, dans ce royaume énigmatique dont un diplomate américain affirmait récemment que l'on en savait moins sur lui que sur... nos galaxies lointaines
Savez-vous que
Gérard de Nerval était tellement dérangé qu'il fut surpris en train de promener un homard en laisse ? Que, sentant la mort arriver, Flaubert s'exclama : « Je vais mourir et cette pute de
Bovary va vivre! », Qu'il est arrivé à Claudel de recopier cinquante fois certains manuscrits pour pouvoir les vendre comme des autographes originaux ? Que Cocteau surprit Gide dans une
chambre d'hôtel avec un jeune liftier agenouillé devant lui et, pour s'excuser, bredouilla : Il me recoud un bouton... Et saviez-vous que lire peut tuer ? Un New Yorkais passionné de lecture est
mort écrasé sous des piles de livres effondrées dans son appartement... Ce sont autant d'anecdotes insolites sur la littérature et les écrivains qui sont racontées dans ce livre instructif, mais
qui ne se prend jamais au sérieux. Découvrez ces petites histoires et ces à-côtés qui donnent une vision surprenante, amusante et passionnante du monde des livres
Ce livre se présente comme un vaste monologue, sorte de testament imaginaire que nous aurait légué Camus. "Je suis revenu de la mort
pour parler aux générations futures. Parce que je ne veux pas qu’on leur mente. Et qu’elles subissent ce que nous avons dû souffrir, comme un aboutissement logique". C’est donc véritablement
Camus (1913-1960) qui se raconte ici à travers Francis Huster. On observe ainsi l’auteur du Mythe de Sisyphe méditant sur sa vie et la société de son temps au fil des thèmes qui parcourent son
œuvre : la justice, la politique, la religion, son enfance, l’Algérie, le terrorisme, le nazisme, la France de Vichy, l’artiste, Dieu, la liberté, la révolte, le nihilisme… Le comédien, qui
partage avec l’écrivain la passion du théâtre et qui a adapté avec succès La Peste sur scène, nous fait redécouvrir cette voix essentielle penchée sur le destin de l’humanité.
Qui fut Basil Zaharoff ? Un
marchand d'armes d'origine grecque, un financier redoutable, un espion ? Tout cela et bien plus, probablement. Une figure de l'ombre, machiavélique, manipulateur, qui sut infléchir le cours de
l'Histoire, simplement pour assouvir son goût du pouvoir allié à l'argent. Paris, veille de la Seconde Guerre mondiale. Au Café de la Paix, un jeune journaliste, Philippe Thébaut, rencontre
quotidiennement Miguel Tharabon, un vieil anarchiste espagnol ami de Basil - décédé trois ans auparavant -, et objet de tous leurs entretiens. Obsédé par les histoires extravagantes qui auréolent
l'aventurier génial, il entend faire la lumière sur le personnage. Au fil des rendez-vous, il prend la mesure de l'influence du Grec sur les événements politiques et diplomatiques qui jalonnèrent
les années 1880 à 1930, et fait émerger une autre facette, inattendue et capitale : sa passion, exclusive, inconditionnelle et clandestine pour Maria del Pilar, duchesse de Marchena, mariée
contre son gré à un Bourbon d'Espagne fou. Fresque historique aux allures de roman d'espionnage, Film noir multiplie les éclairages sur les zones d'ombre de celui que la presse de l'époque avait
surnommé "L'Agent de la mort". Et dessine le portrait paradoxal d'un intrigant des plus charismatiques, engendré, littéralement, par les soubresauts d'une Europe et d'un monde dirigés par les
grandes puissances trop sûres d'elles pour voir se profiler le déclin des empires coloniaux qu'annonce le XXème siècle... En suivant les stratégies mégalomanes de Basil, le lecteur, fasciné,
touche du doigt le processus inéluctable de l'Histoire.
Voltaire a enfin trouvé un adversaire à sa mesure :
le diable en personne ! Belzébuth sème des cadavres à travers Paris, au point que l'Eglise, soucieuse d'éviter tout scandale, fait appel au célèbre philosophe pour mener une enquête discrète.
Dans un Paris des Lumières encore très empreint de croyances irrationnelles, où vampires, démons et morts-vivants semblent se promener à leur gré, qui d'autre envoyer sur leurs traces qu'un
philosophe connu pour ne croire en rien ? Il ne reste plus à Voltaire qu'à montrer ce que peut la philosophie contre la superstition.
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation
théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l’apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault… Admise
à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues
amoureuses, rien n’entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l’Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La
brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au cœur du Paris de l’Occupation, vont se jouer les
actes d’un drame inédit : celui d’une actrice célèbre prise au piège d’une impitoyable réalité. Une trajectoire captivante de femme et d’artiste qui rend justice, à sa façon, aux destins brisés
par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.
« Les textes réunis ici ont un demi-siècle d'âge, ce qui devrait les disqualifier. Les articles sont vite écrits pour être
vite lus et oubliés. Mais ceux-ci ont lancé, en leur temps, un genre, le Portrait, qui n'existait pas dans la presse française. J'en avais découvert le modèle dans The New Yorker sous la plume
souveraine de Janet Flaner, et j'avais pensé : "Voilà quelque chose que je saurais faire peut-être." Alors, quand le directeur de France Dimanche m'a dit : "Il me faut un papier de vous chaque
semaine, vous avez une idée ?" J'ai répondu : "Oui. Un portrait dans l'actualité." Et c'est parti. " " Percer l'homme ou la femme sous les masques de la notoriété, discerner le vrai talent qui va
éclater du faux génie en vogue, c'est très amusant. » Et c'est ce que nous propose Françoise Giroud à travers les portraits de personnalités telles que François Mitterrand, Christian Dior,
Joseph Kessel, Gérard Philippe, Edith Piaf. Et une cinquantaine d'autres.
Ils ont enfin décidé de s'en parler, de
partager leurs souvenirs, leurs émotions et leurs blessures, sur ces vingt années de vie avec Julie, leur fille aînée, porteuse d'une anomalie génétique rare, source de handicaps multiples. A
l'occasion d'un déplacement professionnel, le couple s'échange des lettres, une correspondance s'instaure, les récits se mêlent : le jour de la naissance ; les crises parfois violentes ; les
consultations répétées et souvent désespérantes ; les courriers adressés à tant de spécialistes, tant d'institutions et les pages écrites en secret. Quelques belles rencontres enfin, comme celle
de ce médecin qui le premier sut accueillir Julie par un : "Bonjour, jeune beauté !" Le témoignage d'une famille debout, mais au prix d'une lutte quotidienne épuisante, qui interroge la société
tout entière sur sa capacité à regarder autrement la déficience intellectuelle.
« À côté des anthologies traditionnelles de la poésie
française qui offrent un panorama d'ensemble, regroupant de nombreux poètes représentés par quelques poèmes, la Petite bibliothèque de poésie ici proposée instaure une autre approche. Il s'agit
d'un parcours, du XVe au XIXe siècle, en compagnie de ceux qui ont inventé, transformé, célébré, bousculé la langue et le chant poétiques. Choix bien sûr non exhaustif, mais
à coup sûr dynamique, éclairant, qui s'en tient à une suite d'auteurs essentiels, en consacrant à chacun un livret particulier afin de mieux respecter son génie propre. De François Villon à
Arthur Rimbaud, avec Charles d'Orléans, Maurice Scève, Pierre de Ronsard, Théophile de Viau, Jean de La Fontaine, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire et
Paul Verlaine pour jalons, c'est une polyphonie de voix singulières qui se fait entendre ; c'est l'expression d'une langue commune qui, pourtant, conjugue des tonalités différentes, des accents
inédits, des pensées souvent contraires.» André Velter et Fabienne Pascaud.
Prenez une jeune femme normale, parisienne, blogueuse, réalisatrice, mère de famille, amante et amie. Curieuse du monde et des
autres, mais pas particulièrement calée en histoire des religions et encore moins en sciences politiques. Faites-lui une petite valise rose et lâchez-la dans Jérusalem, avec sa fille de 5 ans qui
n’a ni sa langue ni son esprit d’à propos dans sa poche. Que comprend-on de cette ville quand on n’en a pas les codes ? Quelles rencontres peut-on faire quand on se promène librement avec sa
candeur en bandoulière ? Qu’apprend-on sur soi-même quand on évolue dans le plus grand bain de spiritualité au monde ? Entre chroniques rieuses et carnet de route, Lost in Jérusalem offre un
regard décomplexé sans être simpliste sur la ville trois fois sainte. De quoi émouvoir les amoureux de Jérusalem, passionner ceux qui envisagent de s’y rendre et donner envie aux voyageurs
immobiles qui préfèrent lire pour s’évader autrement
Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous
Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense
bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends
pour ma part mon jugement.
A l’été 2009, Miranda July travaille au scénario de son second film, une œuvre attendue et qu’elle peine à achever. Durant ses
pauses-déjeuner, elle se met à lire frénétiquement le PennySaver, le journal de petites annonces que tout le monde trouve dans sa boite aux lettres aux États-Unis. Qui est la personne proposant
une « grande veste en cuir, 10$ » ? Le découvrir devient soudain une priorité – ou au moins, un très bon moyen d’oublier le scénario. En compagnie de la photographe Brigitte Sire, July sillonne
Los Angeles à la rencontre de vendeurs du PennySaver sélectionnés au hasard. Elle découvre à cette occasion treize univers profondément singuliers et émouvants qui exerceront sur son film comme
sur elle-même une influence inattendue. Ce livre mêlant avec élégance récit, entretiens et photographies, le tout agrémenté de spontanéité décalée et d’humour pince-sans-rire, est à la fois un
autoportrait de l’artiste et une description de l’autre face de l’Amérique, celle de la solitude et du besoin de communiquer malgré tout.
Au printemps 2012, Djemila Benhabib a fait plusieurs
séjours au Caire et à Tunis. Avec curiosité et passion, elle s'est imprégnée du quotidien des habitants de ces deux capitales et a partagé leurs préoccupations. Là-bas, elle a pu voir l'histoire
en marche, celle de deux grands pays que de courageuses insurrections populaires ont débarrassés de leurs dictateurs. Au cœur du combat pour l'avènement de véritables démocraties dans le monde
arabe et musulman, deux batailles décisives sont en train de se dérouler. L'une pour la liberté des femmes; l'autre pour la séparation des pouvoirs politique et religieux. En Tunisie comme en
Egypte, les victoires électorales de l'islamisme politique mettent en péril des acquis laïques et progressistes obtenus de haute lutte par le passé. Alors, d'où viendra la lumière ? Djemila
Benhabib, avec d'autres, en est convaincue: ce sont les femmes qui achèveront les révolutions du printemps arabe. Voici un livre sensible et lucide qui nous fait découvrir les aspirations de
millions de femmes et d'hommes qui ne souhaitent rien d'autre que l'égalité et la justice.
L'épopée de Dona Isabel Barreto, conquistadora des
Mers du sud, première et seule femme amirale de l'Armada espagnole. Roman d'aventures et roman d'amour, l'incroyable épopée d'Isabel Barretto est aussi une histoire vraie.
En 1679, Constantin Phaulkon, marin anglais d'origine grecque, débarque dans le royaume du Siam, alors à l'apogée de sa magnificence.
C'est aussitôt le coup de foudre. Il adopte le mode de vie local, apprend la langue, s'introduit à la Cour, où son intelligence et son habileté lui vaudront de devenir Barcalon, c'est-à-dire
Premier ministre du roi. Arrivé avec l'ambition de faire fortune et l'espoir d'inciter un monarque à changer ses alliances, le Faucon du Siam va trouver un destin de légende. C'est en s'appuyant
sur les témoignages et récits de l'époque qu'Axel Aylwen a pu conter l'extraordinaire - et véridique - aventure de Phaulkon, et brosser le tableau foisonnant d'une civilisation splendide et
méconnue, mêlant l'érotisme et l'exotisme, le romanesque et l'histoire
Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de
curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une
recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait
l’Histoire. Le résultat en est trente chroniques – de Jésus à Churchill dans l’ordre chronologique –, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri (pour la vérité des faits), mais également
pleine de verve, d’empathie et, souvent, d’humour, voire d’une pointe d’ironie. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIV…), des révolutionnaires (Danton,
Robespierre), des résistants (Jean Moulin), des savants (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Balzac, Zola…), des
saltimbanques (Molière, Fréhel, Laurel et Hardy), et même un canard (Saturnin) et un faux philosophe (devinez son nom) ! À l’image de son titre emprunté à Molière, un livre très sérieux mais qui
ne se prend pas au sérieux, dans lequel on se promène au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec le plaisir rare d’apprendre en s’amusant.
Une invasion armée, c'est une chose, évidemment. Mais Miami est la seule ville d'Amérique – et même du monde, à ma connaissance – ou une
population venue d'un pays étranger, dotée d'une langue et d'une culture étrangères, a immigré et établi sa domination en l'espace d'une génération à peine – par la voie des urnes. Je veux parler
des Cubains de Miami. Dès que j'ai pris conscience de cette réalité, j'ai trépigné d'impatience : il fallait que j'y aille.
Au début de la fondation du kibboutz, nous formions une grande famille. Bien sûr, tout n'était pas rose, mais nous étions soudés. Le soir, on
entonnait des mélodies entraînantes et des chansons nostalgiques jusque tard dans la nuit. On dormait dans des tentes et l'on entendait ceux qui parlaient pendant leur sommeil. L'idéal de vie en
communauté a-t-il résisté à l'érosion du temps pour les habitants du kibboutz Yikha ? Ben Gourion est Premier Ministre, et la société israélienne n'est déjà plus la même que du temps des
fondateurs. Alors des questions de principe et de règlement se posent aux kibboutsniks : peut-on par exemple permettre à Henia Kalisch d'envoyer son fils Yotam faire des études à
l'étranger - chez son oncle qui, justement, a quitté le kibboutz - et faut-il laisser le petit Youval à la maison des enfants, malgré ses pleurs ? Mais même dans une petite communauté très
attachée aux principes idéologiques, les affaires de cour prennent parfois toute la place.
San Giuda est un petit hameau de 42 âmes perdu dans les montagnes du nord de l'Italie. Chaque matin, à 10 heures, le traineau de
Beppe Formento, qui tient un centre équestre de l'autre côté du bois, arrive avec ses quelques touristes, pour une visite éclair du village avant de repartir d'où il est venu. Tous les jours,
sans exception. Imaginez donc la consternation des habitants lorsque, par un matin de novembre, le traineau se présente vide sur la place du village, tiré par un seul des deux chevaux, terrorisé
et les yeux révulsés. Inquiets, trois hommes, dont le prêtre, partent en motoneige voir ce qui a bien pu se passer. Ils découvrent alors des corps recouverts de neige, Beppe décapité et l'arbre
gelé tous les ans au canon à neige pour donner aux lieux une aura de mystère, imbibé de sang. Au même moment, Giovanna, jeune psychiatre à l'hôpital de la ville voisine, se réveille la main et
les draps tachés de sang. Une cicatrice vieille de 15 ans s'est rouverte de façon inexpliquée. L'enquête commence, piétine, mais la police et le procureur doivent pourtant présenter leurs
conclusions.
Ceci n'est pas l'histoire d'une petite fille qui disparaît. C'est l'histoire d'une petite fille qui réapparaît… Sonia, la
quarantaine, mène une vie confortable dans la jolie maison des bords de la Tamise où elle a grandi. Mais depuis que son mari, Greg, multiplie les déplacements professionnels à l'étranger et que
leur fille Kit est partie à l'université, son existence lui pèse. Alors que Greg la presse de quitter Londres pour se rapprocher de lui, Sonia se sent incapable de quitter sa maison, décor d'une
jeunesse pour laquelle elle éprouve la plus vive nostalgie.
Laura, 42 ans, archiviste, son mari Henry, un
réalisateur qui partage son existence entre Londres et le Sussex, et leurs enfants, Jack et Carrie. L'irruption de Nick, un amour de jeunesse, va bouleverser Laura et remettre en cause toute sa
vie. La passion, la famille, les ambitions et les sacrifices, le sexe, le pouvoir, l'argent et Dieu, William Nicholson traite tous les thèmes qui tissent « l'intensité secrète de la vie
quotidienne ». Le regard est aigu mais bienveillant, le livre profond et plein d'humour.
1977 : Martin Radford, jeune historien londonien dont la carrière universitaire a été brisée par un scandale, arrive sur l'île de
Madère. Il y rencontre Leo Sellick, un millionnaire sud-américain, qui habite une superbe villa, naguère propriété du mystérieux Edwin Strafford, mort en 1951. Homme politique de premier ordre,
promis à un brillant avenir, Edwin Strafford a été en 1908, à l'âge de 32 ans, ministre de l'intérieur du cabinet Asquith, aux côtés de Lloyd George et de Churchill, avant de démissionner
brutalement en 1910 et de quitter la vie politique sans explication aucune pour disparaître dans l'anonymat. Les raisons de cette rupture inexplicable sont-elles dans le manuscrit de ses
mémoires, retrouvé dans la villa ?
Entre 1937 et 1938, les répressions atteignent un pic en URSS : Staline fait assassiner des centaines de milliers de personnes sur tout le
territoire. Cette période, qui commence seulement à être documentée suite à l'ouverture partielle des archives, est aujourd'hui désignée comme la Grande Terreur. De 2008 à 2011, Tomasz Kizny mène
une véritable enquête sur cette vague de violence de l'Etat soviétique contre ses propres citoyens. En Russie, en Ukraine et en Biélorussie, en collaboration avec l'Association internationale
Memorial, il réalise un travail photographique qui documente le crime et présente une topographie de la Terreur : lieux d'exécutions et de fosses communes, photographies des proches des disparus,
objets retrouvés lors des fouilles... Le cœur du livre consiste en une série de bouleversants portraits de condamnés, pris dans les geôles du NKVD après leur arrestation et quelques jours avant
leur exécution. Il s'agit d'une puissante accusation documentaire du totalitarisme soviétique, qui vient donner un visage aux victimes de Staline
"A tous les membres du parti... A tous les travailleurs de l'union soviétique... Le cœur de Joseph Vissarionovitch Staline,
compagnon d'arme de Lénine et génial continuateur de son oeuvre, guide sagace du parti communiste et du peuple soviétique... A cessé de battre" Extrait de discours officiel - 8 mars 1953
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation
théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l’apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault… Admise
à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues
amoureuses, rien n’entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l’Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La
brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au cœur du Paris de l’Occupation, vont se jouer les
actes d’un drame inédit : celui d’une actrice célèbre prise au piège d’une impitoyable réalité.
Mémé Cornemuse, fan d'Annie Cordy et de Jean-Claude Van Damme, est une vieille bique, entre Ma Dalton et Carmen Cru, à la sauce
belge. Elle a trouvé un emploi de concierge dans un immeuble foutraque…où son arrivée va déclencher des horreurs rocambolesques. Ce soir-là, Ginette, une des locataires, gaga de Lady Di, s'envoie
en l'air dans un parking et trompe son mari pour la première fois. L'extase est de courte durée ! De retour chez elle, elle découvre le cocu en kit dans son plumard. Ses mains ont été coupées et
son zizi est rangé au frigidaire. Panique à bord ! Ginette va mener son enquête tandis que mémé Cornemuse prépare un casse dans la bijouterie d'à côté, avec un ancien braqueur qu'elle héberge
dans la cave. Elle fait les repérages et lui, il creuse…Un événement imprévu, l'arrivée d'une criminelle hébergée au couvent d'en face, va bouleverser leurs plans…
Tallinn, 1409. Deux siècles après la croisade nordique menée par les Danois et les Allemands sur les bords de la Baltique, c’est à la
fin d’un monde que l’on assiste. Sur les hauteurs dominées par l’église Saint-Olav, la forteresse de Toompea abrite les chevaliers teutoniques qui incarnent une aristocratie figée, tandis que
dans la ville basse se mêlent classes sociales et nationalités, grâce à l’activité bouillonnante du port et du commerce de la Hanse. Un haut responsable de l’Ordre des Têtes-Noires, de passage à
Tallinn, est sauvagement assassiné dans la forteresse. Une épée ensanglantée, abandonnée à la hâte, prouve que l’assassin s’est réfugié dans la ville basse. Alors la méfiance entre les deux
mondes s’exacerbe, et les nobles allemands posent un ultimatum aux membres du conseil.
A la fin des années 1980, Jordi Magraner, zoologue franco-espagnol, monte une expédition. Toute scientifique qu'elle soit, elle
paraît incroyable : Magraner part à la recherche du « barmanou », aussi appelé yéti dans d'autres régions du monde, au cœur des montagnes d'Afghanistan. Gabi Martinez a enquêté sur cet
explorateur hors du commun et nous livre le récit palpitant et hautement romanesque de cette histoire vraie. Pendant des années, Jordi Magraner arpente les montagnes du nord du Pakistan et
d'Afghanistan. Il est convaincu que la théorie de l'évolution de Darwin n'explique pas pourquoi l'être humain parle et a une conscience. Il se dit qu'il existe bien un chaînon manquant, qu'il
pourrait s'agir du barmanou. Il est un fervent apôtre de la cryptozoologie, ce courant qui étudie les animaux dont l'existence est sujette à caution. En partant à sa recherche, il découvre la
fascinante communauté kalash, ces hommes blonds aux yeux bleus, de tradition païenne. Il devient l'un des leurs. En lutte constante avec les institutions françaises et pakistanaises, il travaille
pour le Musée d'Histoire Naturelle de Paris, rencontre Massoud, dirige l'Alliance Française de Peshawar… Mais quand les États-Unis envahissent l'Afghanistan, l'atmosphère devient irrespirable. Il
est accusé de pédophilie et d'espionnage. Assassiné en 2004 au Pakistan, le crime n'a pas été élucidé et son corps n'a pas été rapatrié. Jordi Magraner est un personnage issu d'un autre monde,
pareil à ces écrivains explorateurs du XIXe siècle. Un personnage anachronique, résolument romanesque, qui rappelle par moments le Limonov d'Emmanuel Carrère.
Une guerre nucléaire a eu lieu. Le narrateur, jeune membre de la classe dirigeante, s'enfuit de Barcelone, tombée comme le reste du
monde dans l'anarchie, pour gagner une forteresse cachée dans le repli de hautes montagnes. C'est dans le luxe insensé de cette demeure qu'il va trouver refuge avec une poignée d'élus. Cette
petite société se livrera, lors de trois journées mémorables qui sont autant de fractions de ce roman-gigogne, au plaisir délectable et retors de raconter et d'écouter des histoires, chacun sous
un angle qui lui est propre. A partir de l'histoire du banquier Mir et de son héritière improbable, une intrigue se tresse jusqu'à des seuils vertigineux d'imaginaire, vers un dénouement sans
cesse escamoté, chaque histoire nous rapprochant du noyau d'un mystère en fusion
Pour tous ceux qui commencent à se désespérer à la première ride, ce livre est une thérapie incontournable ! Les 20 personnalités
que Danielle Moreau a rencontrées ont 80 ans et plus, et de la jeunesse à revendre. Charles Aznavour, Pierre Bellemare, Philippe Bouvard, Professeur Cabrol, Gisèle Casadesus, Annie Cordy,
Françoise Dorin, Michel Galabru, Juliette Gréco, Frédérique Hébrard et Louis Velle, Stéphane Hessel, Yvette Horner, Robert Hossein, Marthe Mercadier, Michou, Michèle Morgan, René de Obaldia, Jean
Piat, Line Renaud, Claude Sarraute… Des hommes et des femmes amoureux de la vie, joyeux, passionnés et impertinents comme des adolescents. Les enfants terribles qui composent cette galerie de
portraits décapants sont de formidables exemples qui nous prouvent qu'on peut continuer de croquer la vie quelle que soit sa date de naissance. "On ne m'a jamais rien donné, même pas mon âge",
dit Aznavour en ouverture de l'ouvrage. Le lecteur va retrouver ce ton malicieux d'un octogénaire à l'autre. Cette sacrée brochette de vieux gamins a plus d'un tour dans son sac, et leur humour
est contagieux. Fi des ronchons et des oiseaux de mauvais augure, vieillir n'est plus une malédiction et il serait temps d'abandonner les clichés qui datent d'un autre temps.
« Peggy Guggenheim -
« Sinatra et la mafia »
Passionnément attaché à Dieu et au Roi, par haine de la tiédeur, exécration de toute recherche de consensus, goût de la
radicalité, Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) peuple de fantômes le vide du présent dans ce lieu ouvert à toutes les résurgences du passé qu'est le Cotentin - un Ouest où le temps ne passe pas
comme ailleurs, et dont il enveloppe les petites villes, jadis aristocratiques et bretteuses, d'un regard nostalgique. Ce faisant, les romans de Barbey disent ce qu'aucune philosophie politique,
ni aucune historiographie ne théorise ni ne figure : ils parlent du passé, comme ce qui hante, ce qui trouble, ce qui revient. Dissimulé derrière le stéréotype du vieux dandy
catholique, monarchiste et scandaleux de la décadence fin de siècle, le romancier déborde d'une énergie littéraire qui parle à la fois de sexe, de politique, et des paysans de brumes - forgeant
ainsi un singulier rapport à la mélancolie. Il faut saisir la force de l'histoire dans ses romans, non seulement quand ils racontent des épisodes de la Chouannerie, mais jusque dans la peinture
des enfers de la passion et du désir. Dans l'univers aurevillien, le mouvement de l'histoire et le rapport au temps s'incarnent, à proprement parler, et le sexe y est d'autant plus brutal,
tourmenté, scandaleux, qu'il est historique et politique - les passions racontent la violence de l'histoire, qui marque les corps.
Catherine Roig est rédactrice en chef adjointe de ELLE, Rubrique art de vivre. Nathalie Helal est journaliste auteur de nombreux ouvrages de
cuisine ; et Nathalie Hutter est nutritionniste auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.
« La vieille qui voulait tuer le bon dieu » -
Ed. Belfond
« La petite fêlée aux allumettes »
- Ed. Pocket
« Les vacances d’un
serial killer » - Ed. Pocket
Louise et Martine Fokkens sont
néerlandaises et exercent le plus vieux métier du monde depuis un siècle à elles deux ! Si depuis deux ans, Louise a raccroché ses bas et cuissardes, l'arthrite ayant mis à rude épreuve sa
souplesse d'antan, sa sœur Martine, elle, poursuit toujours son activité. Véritables icônes du quartier rouge, elles détonnent dans l'environnement de jeunes pousses venues d'Europe de l'Est…
Dans ce récit, elles nous racontent leur histoire, de leurs débuts sous l'emprise d'un proxénète à leur décision de travailler à leur propre compte, nous livrent leurs interrogations sur leur vie
de famille, témoignent de l'évolution de leurs conditions de travail depuis le début des années 1960, le tout mâtiné d'anecdotes pour le moins olé olé… Elles réussissent l'impossible : parler de
prostitution, de violence parfois, sans jamais sombrer dans le sordide, mais avec humour et dérision.
De mémoire de scribe, c'est une révolution. Pharaon
mort sans laisser d'héritier mâle, c'est à sa fille, Hatchepsout, de présider aux destinées des Deux Royaumes. La charge est lourde, mais grand le défi de prolonger une dynastie de prospérité et
de paix. Forcée par le peuple à épouser un demi-frère fantoche, la jeune Egyptienne ouvre son règne et, de femme, devient déesse. Son instinct politique lui attache de précieux conseillers. Et
d'habiles architectes. Car il faut bâtir. Temples, sanctuaires : les chantiers se multiplient. De Thèbes à la deuxième cataracte, la pierre dira, mieux que les mots, la gloire de la
femme-pharaon. Et avec elle celle des Thébaines, qu'un sacre inédit vient de libérer...
Roman picaresque sur la guerre de succession espagnole qui a embrasé l'Europe au début du XVIIIe siècle et sur la résistance de
Barcelone, la ville qui a tenu tête à deux empires et contenu pendant un an le plus effroyable des sièges. A comprendre pourquoi les enfants catalans jouaient aux Habsbourg et aux Bourbons plutôt
qu'aux cow-boys et aux Indiens, on saisit les enjeux du projet séparatiste actuel.
Lyon, 1983. Un groupe de rock français, les Futuristes, connaît les balbutiements d'un succès qui ne demande qu'à s'accroître pour
conquérir le monde... Encore faut-il être à la hauteur de ses ambitions. Le groupe, à l'instar de la gauche au pouvoir, va-t-il prendre ce fameux "tournant de la rigueur" qui, en vous délestant
de vos illusions, peut aussi vous permettre de survivre ? Un regard sceptique sur le mythe rock n' rollesque (et gauchiste)
Cet "assez gros fabliau", proprement
savoureux, intelligent et drôle, s'inspire de la vie et de l'œuvre de Hans Holbien (alias Jean Jambecreuse), peintre et graveur allemand du XVIe siècle, qui s'installe à Bâle en 1515 au moment où
François Ier vient de remporter l'éclatante victoire de Marignan. Rigoureusement documenté et souvent teinté de grivoiserie et d'humour, ce texte nous entraîne au cœur de ce XVIe siècle en
mutation qui annonce la Réforme. Si les "extravagantes aventures de Jean Jambecreuse" conduisent le lecteur dans le quotidien - parfois cru - d'un homme de cette époque, nous invitant à découvrir
les tavernes, les imprimeries, les ateliers d'artistes, les bordels, les bains, etc., elles nous permettent également de côtoyer les plus grands de ce monde (François Ier, Erasme, Léonard de
Vinci...).
Valérie Expert vous encourage à aller au Salon du Livre, qui se tient ce week-end Porte de Versailles à Paris. Pour cette 33ème édition, le salon innove et
propose
2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d’une étrange mission par son ami Al,
patron du diner local, atteint d’un cancer. Une "fissure dans le temps" au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d’empêcher l’assassinat
de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d’Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d’un solitaire un
peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d’une jolie bibliothécaire qui va devenir l’amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu’altérer l’Histoire peut avoir de lourdes conséquences…
« La baronne meurt à cinq
heures »
« Meurtre dans le
boudoir »
Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale.
Commandant en chef du tentaculaire NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps du goulag, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des
ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Lors de la conférence de Yalta, Staline le présenta au président Roosevelt par cette boutade : " C'est notre
Himmler ! ". (…). Haï par ses collègues qui le jugent dangereux, Beria est arrêté peu après la mort de Staline sur ordre de Khrouchtchev. Accusé de complot et d'espionnage, selon une méthode
qu'il a lui-même beaucoup pratiquée, il est exécuté dans des circonstances troubles.
Bis-tan-clac, les machines des
soyeux lyonnais bourdonnent. A l'aube d'une journée radieuse du mois de mai 1920, le corps d'une vieille femme est retrouvé dans un sac de jute. Pour décrypter les secrets de ce cadavre
putréfié, le commissaire Kolvair aura besoin de l'expertise du professeur Hugo Salacan, directeur du premier laboratoire de la police scientifique de Lyon. L'occasion de prouver aux Brigades du
Tigre que leurs méthodes passéistes sont bel et bien révolues...
Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et le corps recouvert d'étranges symboles. Bientôt, ce sont des
enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier, un commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau,
se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé "l'Ogre". Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales de l'hôpital Sainte-Anne venu exprès de
Paris, et par Raphaël Mathesson, un richissime érudit, aviateur à ses heures perdues. Très vite, ils découvrent que le tueur observe un rituel inspiré de récits de l'Antiquité sur la descente
des mortels dans le monde des Enfers. L'affaire prend une dimension nouvelle quand le fils d'un millionnaire américain est enlevé par le tueur. Le compte à rebours commence: des ruelles
miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l'Ogre, et de remonter sa piste.
Ancien chirurgien du cœur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle n’opère plus, qu’il ne sauve plus de vies. A quatre-vingt-dix ans,
bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme avant autour de la table d’opération, mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve.
C’est sur ses “derniers temps ” qu’il veut faire donner la lumière. Après petite annonce et casting en bonne et due forme, comme un ballet, s’organise bientôt autour de lui, dans sa grande et
belle et vide demeure, le découpage des journées, chaque tranche confiée à un "accompagnateur" soigneusement choisi.
À la croisée de l'album, du beau-livre et du
documentaire, ce livre original introduit le printemps à travers trois grands axes – le printemps nature, le printemps des animaux et le printemps au quotidien. Découvrez tous les secrets d'une
saison grâce à de l'information scientifique ; des zooms sur le potager, les arbres, les bourgeons... et sur la vie des animaux ;
Les textes qui forment ce livre font entendre la voix de gens dont on parle beaucoup mais qu’on entend peu : les adolescents d’un
collège dit des quartiers. Ce qu’ils racontent interroge directement le monde dans lequel nous vivons et celui qui se dessine. « Il ne faut pas s’attendre à y trouver des vérités générales,
psychologiques ou sociologiques, mais les impressions qu’on en retire nous font plus avertis. On reste touché, et parfois ébahi, par ce qu’il y a d’énergie et de désir, mais aussi de fracture et
de fragilité, chez ces jeunes de 14 à 16 ans. Leurs histoires n’ont rien de spectaculaire, et c’est dans leur banalité que réside leur qualité », dit Marie Desplechin de ces « autoportraits
à deux », écrits par les étudiants de Sciences Po Lille avec des élèves de troisième du collège Paul-Verlaine, à Lille. Dans une préface qui parle d’école, de jeunesse et d’écriture, elle raconte
l’histoire de l’atelier qu’elle a piloté. Un témoignage sur l’adolescence, en équilibre sur le fil qui sépare le témoignage de l’entreprise littéraire.
« Une tempête »
« Peau Noire, Masques
blancs »
Le crime fascine. Les criminels, ennemis
publics médiatisés ou anonymes, suscitent admiration, engouement, répulsion. C'est souvent la passion qui entraîne le passage à l'acte. L'amour passion qui emporte tout, l'amour passé et ses
aigreurs assassines, l'amour jaloux qui élimine rivales ou rivaux. En mêlant réalité et fiction, personnages historiques et héros littéraires, cinématographiques et télévisuels, ce dictionnaire
amoureux hors norme associe les points de vue de l'historien, de l'analyste, de l'enseignant pour nous permettre de comprendre le crime, les criminel(le)s, de compatir avec les victimes, de
vibrer avec les avocats et les jurés et d'enquêter avec les policiers et les experts.
Roseanne McNulty a cent ans ou, du moins, c'est ce qu'elle croit. Elle a passé plus de la moitié de sa vie dans l'institution
psychiatrique de Roscommon, où elle écrit en cachette l'histoire de sa jeunesse, lorsqu'elle était encore belle et aimée. I'hôpital est sur le point d'être détruit, et le docteur Grene, son
psychiatre, doit évaluer si Roseanne est apte ou non à réintégrer la société. Pour cela, il devra apprendre à la connaître, et revenir sur les raisons obscures de son internement. Au fil de leurs
entretiens, et à travers la lecture de leurs journaux respectifs, le lecteur est plongé au coeur de l'histoire secrète de Roseanne, dont il découvrira les terribles intrications avec celle de
l'Irlande. À travers le sort tragique de Roseanne et la figure odieuse d'un prêtre zélé, le père Gaunt, Sebastian Barry livre ici dans un style lumineux un roman mystérieux et entêtant.
Obligée autrefois de fuir l'Irlande et les siens avec son fiancé pour de mystérieuses raisons, Lilly Bere, à quatre-vingt-neuf ans,
revit le chemin parcouru depuis son arrivée dans le Nouveau Monde, le "côté de Canaan", au rythme des hommes de sa vie. D'une traversée clandestine à leur installation précaire à Chicago, le
jeune couple n'aspire qu'à une vie normale. Mais c'est sans compter avec la menace sourde qui pèse sur eux, et qui va pousser Lilly, désormais seule au monde, à s'enfuir à Cleveland. Devenue
employée de maison grâce à son amie Cassie, elle y est témoin des injustices et du racisme de la société américaine. Quand elle rencontre le séduisant et énigmatique Joe, elle croit enfin toucher
le bonheur du doigt, jusqu'à une explosion pendant laquelle Joe disparaît... Ce n'est là qu'un des nombreux mystères de la vie de Lilly, racontée comme un thriller, et imprégnée d'une infinie
douceur.
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation
théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l’apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault… Admise
à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues
amoureuses, rien n’entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l’Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La
brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au cœur du Paris de l’Occupation, vont se jouer les
actes d’un drame inédit : celui d’une actrice célèbre prise au piège d’une impitoyable réalité.
Août 1917. Louis, jeune soldat en convalescence
à l'hôpital, reçoit une lettre de l'Infanterie le nommant lecteur dans une commission de contrôle postal aux Armées. Lui qui a subi durant trois ans l'enfer des tranchées se retrouve dans un
bureau, comme les embusqués si critiqués. Désormais, il va ouvrir jusqu'à quatre cents lettres par jour. Traquer les indiscrétions et le découragement, caviarder les passages indésirables, saisir
les courriers pacifistes, désigner les soldats aux propos jugés non conformes au moral des troupes et de l'arrière. Les mois se succèdent, marqués par l'arrivée d'une séduisante jeune femme et la
visite de Fernand, son compagnon de tranchées. Jusqu'au jour où, poussé par un événement inattendu, Louis regarde autrement les mots qui défilent quotidiennement sous ses yeux. Un roman poignant,
qui donne la parole aux anonymes du front : les lettres ouvertes par Louis sont toutes extraites de courriers saisis par l'armée durant la guerre de 1914-1918.
« Journal d’un corps » de
Daniel Pennac
Pour découvrir tous les secrets de fabrication de Christophe Michalak (Chef Pâtissier de l’hôtel Plaza Athénée *** Michelin), l’un
des plus grands pâtissiers français, rien de mieux que le Best of Christophe Michalak ! Le meilleur de Christophe Michalak en 10 recettes, un véritable cours de cuisine en pas à pas illustrés –
avec conseils et astuces – pour réussir ses recettes comme un grand pâtissier !
"Il y a vingt ans, ma mère a eu les premiers
symptômes de la maladie d’Alzheimer. Il y a vingt ans, j’ai commencé à perdre ma voix. Elle perdait la tête, et je restais sans voix. Elle devenait folle, je devenais muette". Françoise Laborde
révèle aujourd’hui son traumatisme secret : sa phobie vocale. Une pathologie jamais avouée et si handicapante lorsqu’on présente le journal télévisé. Revisitant ses souvenirs à la recherche d’une
cohérence, elle réécrit son histoire familiale pour comprendre ce que la maladie de sa mère, mais aussi la naissance de ses enfants, a pu déclencher chez elle. À travers portraits et anecdotes,
elle retisse la trame de sa mémoire avec humour et férocité. Folie, exaspération, colère, impuissance et fous rires s’enchaînent entre les trois sœurs, Geneviève, Catherine et Françoise. Mais
elles se retrouvent réunies par l’émotion quand leur mère ne les reconnaît plus, quand vient la fin inéluctable. De la démence de la mère à sa propre névrose, l’auteur revient sur les étapes de
la maladie d’Alzheimer, et les ravages que cela provoque. Elle établit un parallèle entre la maladie de sa mère et ses propres troubles. Atteinte de crises d’angoisse dès qu’elle doit s’exprimer
en public, elle en vient à perdre le contrôle de sa voix, à devenir « muette ».
Une évocation du combat de l'avocate Gisèle Halimi pour les droits des femmes et contre les violences qu'elles subissent.
« Chagall entre guerre et
paix » - Exposition au Musée du Luxembourg à Paris du 21 Février au 21 Juillet 2013
Le petit dictionnaire Chagall en 52
symboles… - Ed. RMN – Grand Palais