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Retrouvez sur ce blog les coups de coeur des libraires... 

Chaque semaine, nous vous présenterons la liste des livres présentés dans l'émission, ainsi que les coups de coeur de Valérie Expert !


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: Jeudi 16 h 10, samedi 14 h 35, dimanche 16 h 35, mardi 16 h 40 et mercredi
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 16:10

Gérard Collard

Libraire – La Griffe Noire – Saint Maur

 

SELDEN-EDWARDS.gif« L'incroyable histoire de Wheeler Burden » de Selden Edwards – Ed. Le Cherche Midi

Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Aussi a-t-il peu de raisons de se retrouver, un beau matin, à Vienne en 1897. C'est pourtant ce qui lui arrive, d'une façon totalement inexplicable. Se demandant s'il n'est pas devenu fou, l'idée judicieuse lui vient d'aller consulter un jeune thérapeute viennois qui n'a pas encore découvert le complexe d'Odipe, Sigmund Freud. Devant la perplexité compréhensible de celui-ci, et en attendant qu'il trouve une réponse satisfaisante à ses questions, Wheeler explore la ville aux richesses innombrables. Vienne est alors à un tournant de son histoire, le maire, Karl Lueger, est le premier dirigeant à s'être fait élire sur des théories antisémites, Mahler révolutionne les règles de la composition, Gustav Klimt et Egon Schiele sont sur le point d'en faire autant avec la peinture, sans parler des philosophes, architectes et écrivains, qui bouleversent le mode de pensée de la vieille Europe. Mais, plus encore que de croiser la route de ces grands noms, Wheeler est enthousiaste à l'idée de retrouver ses grands-parents, qui sont sur le point de se rencontrer dans la capitale autrichienne. Il ne sait pas encore qu'il est sur le point de découvrir un étrange secret de famille. Bien vite, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l'incroyable possibilité de changer le destin des siens, et peut-être plus encore, celui de l'humanité toute entière. À quelques kilomètres de Vienne, dans le village de Lambach, vit en effet un petit garçon âgé de 6 ans, nommé Adolf Hitler.

 

 

“Le Lys de Brooklyn” de Betty Smith – Ed. Belfond

BETTY-SMITH.gifUn classique de la littérature américaine, roman d'apprentissage sur les jeunes années de Francie Nolan, fillette sensible, assoiffée de culture et de livres, dans le quartier misérable de Williamsburg au début du XXe siècle. Dans le quartier de Williamsburg, Brooklyn, entre 1912 et 1920. Francie Nolan a 9 ans, des rêves plein la tête, un optimisme à toute épreuve et une envie un peu folle : écrire. Écrire sur sa mère, Katie, qui sait insuffler de la poésie dans leur quotidien ; sur Johnny, son père, son héros, la plus belle voix de Brooklyn ; sur Neeley, son petit frère, un débrouillard qui court les rues avec ses copains ; sur ses tantes, la douce Evy qui a marié le laitier et la pétulante Sissy, qui collectionne les " John ", des fiancés si éphémères qu'elle ne prend plus la peine de retenir leur véritable prénom ; sur l'arbre dans la cour, dans lequel elle s'abrite du soleil en été ; sur Williamsburg, son quartier, où tout le monde se connaît et s'entraide. Mais Francie voudrait aussi pouvoir écrire la vérité : sur sa mère qui s'use les mains à faire des ménages ; sur son père qui dépense le peu d'argent qu'il gagne au café du coin ; sur Neeley et les petits de Williamsburg qui fouinent, fouillent, volent ferrailles et haillons pour les revendre aux chiffonniers ; sur la faim qui les tenaille jour après jour ; sur ces hivers où il fait si froid ; sur Williamsburg, le quartier le plus misérable de New York, celui où échouent tous les immigrants venus chercher fortune en Amérique. Alors Francie va lire tous les livres de la bibliothèque, écouter toutes les histoires de sa grand-mère, observer toute la vie de Williamsburg, avant de réussir à trouver sa voix...

 

 

« The américan Odyssee » de Marc Walter et Sabine Arqué  - Ed. Taschen

american_odyssey.jpgCes images de cartes postales photochromes et Photostint redécouvertes dans la collection privée de Marc Walter ont été produites par la Detroit Photographic Company entre 1888 et 1924. Grâce à un procédé photolithographique précédant de près de vingt ans l’autochrome, elles ont offert au public les toutes premières photographies couleur des États-Unis, rendant soudain accessibles à tous les couleurs du continent. Le spectacle extraordinaire des riches ocres et bruns du Grand Canyon ou des mille feux d’Atlantic City n’était plus réservé aux chanceux qui avaient pu les apprécier en vrai, mais se livrait à tous les Américains du pays.
 
Les images rassemblées ici dégagent un parfum de découverte et d’aventure et représentent un voyage à travers les peuples, les lieux et le temps. Elles nous font traverser les paysages vastes et variés de l’Amérique du Nord, à la rencontre de ses nombreuses communautés et nous transportent dans le Nouveau Monde, plus de cent ans en arrière. Sur plus de 600 pages, dont des dépliants, cette grande vue d’ensemble nous conduit à travers l’Âge d’or de Coney Island, des terres des Amérindiens au Chinatown de New York, sans oublier de montrer quelques-uns des derniers cow-boys. Aussi lumineuses aujourd’hui qu’il y a près de 120 ans, ces images aussi rares que spectaculaires, qui ont fait découvrir l’Amérique aux Américains d’alors, font entrer le passé de l’Amérique dans notre présent.

 

 

 

« L’avocat, le nain et la princesse masquée » de Paul Colize – Ed. Manufacture De Livres

lavocat-le-nain-et-la-princesse-masquee.jpgHugues Tonnon est un avocat réputé du barreau de Bruxelles, estimé de tous et quelque peu coincé. Sa spécialité : les divorces, les séparations douloureuses et les couples qui se défont. C'est à ce vieux garçon maniéré que s'adresse tout naturellement Nolwenn Blackwell, l'envoûtant top model belge qui a jeté son dévolu sur Amaury Lapierre, un capitaine d'entreprise de trente ans son aîné qui lui arrive au menton. Alors qu'un fastueux mariage se profilait, le riche héritier a été paparazzé dans les bras d'une strip-teaseuse au bord de la piscine d'une villa tropézienne. Bafouée, l'ex-future princesse de presse people veut obtenir réparation. Hugues Tonnon flaire la belle affaire. Le soir même, il dîne en sa compagnie et la raccompagne chez elle pour terminer la soirée. Au petit matin, il se réveille chez lui, victime d'un trou noir éthylique, la police à sa porte : Nolwenn Blackwell a été assassinée. Il est le dernier à l'avoir vue vivante, mais il ne se souvient de rien. Un malheur n'arrivant jamais seul, le policier chargé de l'enquête n'est autre que l'inspecteur Witmeur que l'avocat a ruiné lors de son divorce pour une histoire de faux seins. Flanqué d'une journaliste un peu psycho et pas trop rigide, Hugues Tonnon va devoir prendre la fuite, ravaler son cynisme et mener l'enquête. Matchs de football truqués, mœurs dissolues de la jet-set, investigations policières dernier cri : Paul Colize, connu pour ses intrigues millimétrées dont les rouages s'imbriquent en autant de fausses pistes et de surprises, nous entraîne dans une folle poursuite de Bruxelles au quartier d'affaires de Johannesburg, de berlines luxueuses en taxis miteux, du Rick's Café de Casablanca à Paris en passant par la frontière algérienne à dos de mulet. Paul Colize a déjà publié à la Manufacture de livres et chez Folio Policier Back up, prix Saint-Maur en Poche et Un long moment de silence, prix Landerneau polar.

 

 

 

Stanislas Rigot

Libraire - Lamartine - Paris

 

« Il est de retour » de Timur Vermes – Ed. Belfond

TIMUR-VERMES.gifA Berlin, en 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : quoi, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Tous ces Turcs qui ont pignon sur rue sont venus de leur plein gré ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour ça, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l’odeur du bon filon alléchée, est toute prête à la lui fournir. La machine médiatique s’emballe et bientôt, le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise… Hitler est ravi qui n’en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste pour lui à porter l’estocade qui lui permettra d’accomplir enfin ce qu’il n’avait pu achever…

 

« Mr Gwyn » d’Alessandro Baricco – Ed. Gallimard

ALESSANDRO-BARICCO.gifRomancier britannique dans la fleur de l'âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu'il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu'il appelle l'écrivain, il comprend que ça n'en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. Simplement, il ne sait pas ce qu'il va faire ensuite. Au terme d'une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d'un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l'ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C'est le début d'une expérience hors norme qui mettra l'écrivain repenti à rude épreuve.

 

« La femme qui donnait à manger aux chiens » de Kristien Hemmerechts – Ed. Galaade

LA-FEMME-QUI-DONNAIT-A-MANGER-AUX-CHIENS.gifÀ l'été 2012, de vieilles blessures ont été rouvertes en Belgique quand on a su que Michelle Martin, l'ex-femme et complice de Marc Dutroux, serait libérée sur parole. J'essayais de savoir ce qui pouvait se passer dans sa tête. » - Kristien Hemmerechts La Femme qui donnait à manger aux chiens est le roman de cette histoire terrible. Elle est la femme la plus haïe de Belgique. Elle passe ses journées en prison, après avoir été la complice de terribles crimes sexuels commis par M., son époux et le père de ses trois enfants. Elle n'a jamais cherché à l'arrêter. Elle a fait tout ce qu'il lui demandait. Presque tout. Elle sera bientôt libérée sur parole, et transférée vers un couvent. Pour travailler. Et lorsqu'elle ne travaillera pas, elle priera. Qui est cette femme ? N'est-elle qu'un monstre sans scrupule ?

 

 « Une disparition inquiétante » de Dror Mishani – Ed. Seuil

DROR-MISHANI.gifOfer Sharabi n'est pas rentré de l'école. Le commandant Avraham Avraham, alerté par la mère d'Ofer, n'est pas plus inquiet que ça : les adolescents fuguent volontiers. Quelques jours plus tard, après l'enquête de routine et une battue infructueuse dans le quartier de Holon où vit la famille Sharabi, il faut se rendre à l'évidence : il s'agit bien d'une « disparition inquiétante ». Le policier, rongé par ses problèmes existentiels, est loin d'aborder l'affaire avec sérénité et lucidité. Il n'a même pas repéré le comportement étrange de Zeev, le voisin prof d'anglais qui donnait des cours particuliers à Ofer. Dans cette banlieue modeste de Tel-Aviv, chacun a quelque chose à cacher. Et Avraham Avraham se révèle être un enquêteur des plus atypiques. Il faut dire qu'en Israël, selon lui, les tueurs en série, les enlèvements sordides ou autres crimes spectaculaires, ça n'existe pas.

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Published by Les Coups de coeur des libraires: Valérie expert
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